White Lake

 

GREAT WHITE LAKE, Mongolie – 21 et 22 septembre

 

Jour 6 – On se pèle à Shine Ider...

Les conditions météos semblent toujours alarmantes, les flics bloquent les routes à la sortie d’UB et recommandent la plus grande prudence dans la campagne, où les routes ne sont que de vulgaires pistes caillouteuses... Tout cela nous paraît totalement surréaliste, il fait un temps magnifique, certes il fait frais mais le ciel est d’un bleu incroyable, le soleil brille et la nuit a été particulièrement claire... Par sécurité, nous allons partir en convoi avec deux autres vans qui font à peu près le même circuit que nous... un van transporte 4 Hollandais, l’autre une famille de Québécois, les parents et deux enfants... le Québécois, habitué à des tempêtes de neige plutôt féroces, se gondole de rire... ce n’est pas trois flocons hypothétiques qui vont l’effrayer, le garçon ! On en profite pour faire connaissance... et constater que nos guides et chauffeurs ont surtout l’air de bien se connaître et de bien s’entendre... de là à imaginer que le sujet est surtout qu’ils ont envie d’être ensemble... quel que soit le pays, les locaux racontent tellement de fadaises aux touristes... aucun crédit d’intelligence, ils nous prennent tous pour des demeurés au prétexte que nous sommes trop polis pour leur rire au nez... Well, après tout, du moment que ça ne se transforme pas en joyeuse colonie de vacances, pourquoi pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sautons dans nos vans respectifs et nous reprenons notre route chaotique. De trous en bosses, de bringueballades en essorages, nous avançons dans la steppe... il y a plusieurs jours maintenant que nous n’avons pas vu une route... juste les traces devant nous creusées par les jeeps et les vans qui nous ont précédés... finalement, chacun traçant sa route, c’est presque des autoroutes à 5 voies qui s’ouvrent devant nous...

Les chauffeurs, en bons mongoles machos et formatés pour montrer en permanence au monde « qui est le plus fort », se lancent dans une course éperdue, sautant d’un trou à l’autre, fonçant dans les steppes, chacun sur sa piste... notre chauffeur abandonne vite, ce n’est pas son truc... et, comme il est derrière les autres, on se prend toute la poussière, ça nous amuse moyen... on laisse les deux autres se tirer la bourre, au grand dam manifestement de leurs pauvres occupants, déjà naturellement bien secoués... nous nous réjouissons d’avoir un chauffeur plutôt prudent, le plan lessiveuse suivi du plan déglingue de la bagnole, franchement, ça ne nous amuse pas du tout...

Nous quittons peu à peu les forêts aux couleurs enflammées... Paysages de collines pelées entrecoupées de longues étendues désertiques... magnifiques par leur immensité... chaque fois que nous arrivons en haut d’une côte, nous nous extasions du paysage lunaire que nous découvrons... incroyable par cette démesure désertique...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons un stop internet rapide à Mörön... histoire de checker les mails et d’attraper quelques nouvelles... Très très rapide, d’autant plus rapide que la connexion est si mauvaise que la responsable du lieu est obligée de rebooter toutes les 20 secondes. Juste impossible ! nous arrivons à choper deux-trois mails mais impossible d’aller plus loin. Nous renonçons devant l’adversité informatique... tant pis !! on est au milieu de rien, il faut l’admettre... ;o) ! à bientôt, les gens !

Nous arrivons en fin d’après-midi au petit village de Shine-Ider. Une rue principale de quelques maisons colorées... principalement des petites épiceries, modestes, rustiques, avec pas grand-chose et pourtant juste l’essentiel... comme des dépanneurs québécois, tout sous le même toit, bouffe, fringues, pompes, bricolage, cosméto, des choses parfois très inattendues... évidemment en très petite quantité... comme un parfum de l’ancien régime...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... et un seul hôtel... L’enseigne est alléchante, un grand lit cosy dans une ambiance moderne, éclairage indirect, jolis rideaux... nous doutons un peu !!... ;o)... tu parles qu’on avait raison de douter !! on s’entasse tous dans 3 chambres absolument minuscules... à 4 par chambre, qui ne comprennent chacune que 2 petits lits défoncés et une petite table dans un coin, ça va être hyper confort... on nous montre un matelas très fin, de la taille d’un lit une place, que nous pourrons étaler en travers sur le sol pour les deux sacrifiés qui dormiront par terre... trop aimable !! Pas de chauffage, les murs sont bien froids et aucune chance de les réchauffer... dans une des chambres, un carreau est cassé, courage... Les toilettes sont au fond du jardin... une nouveauté en Mongolie, elles sont doubles ! c’est-à-dire que les planches forment deux trous l’un à côté de l’autre, un trou face à l’ouverture (pas de porte !!), bon, rustique, mais pratique pour les conversations de toilettes !!

 

Nous dînons sur la petite table, installés sur les lits (c’est dire la taille de la chambre !!)... bien habillés, tellement nous sommes gelés. Pas très cool... nous expédions assez rapidement le repas qui rafraîchit presque aussi vite qu’il nous a été servi... Puis nous sortons prendre l’air... Joli coucher de soleil, de grandes traînées roses et bleues balafrent le ciel... magnifique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au rez-de-chaussée de l’hôtel, une grande salle en bois un peu déglingue, avec des lames de parquet arrachées, comme autant de pièges posés ça et là pour tester l’attention des visiteurs... et deux billards. Des jeunes s’affrontent dans un silence concentré, sous l’œil attentif et respectueux de leurs potes. Nous testons sur eux les quelques mots de mongol que nous avons appris auprès d’Oogii... San banou (bonjour), iouotaben ? (comment ça va ?), ioum guité (je vais bien)... Mini nirik François guizic (je m’appelle François)... Tchini nirik hignguité gué ? (comment tu t’appelles ?)... et l’incontournable « bitchiamoute herté » (intraduisible semble-t-il mais très gentil à dire quand on arrive quelque part...)... ça amuse beaucoup nos jeunes copains...

Nous nous mêlons à eux pour assister aux parties de billard... il y en a deux qui sont plutôt bons. Edmond leur donne quelques astuces et, du coup, se trouve enrôlé par le gagnant qui veut se confronter à lui. ouah, l’honneur des Occidentaux est en jeu, la pression est forte ! La partie est particulièrement attractive et les spectateurs attentifs... y a du suspens dans l’air !! L’enjeu est de taille... nous supportons notre champion, le souffle court. Chaque touché compte... Au mur pend une peau de loup, très jolie, mais qui en dit long sur la vigueur et la bravoure de nos hôtes... ils ont vaincu le loup ! Edmond gagne d’un poil, mais gagne !! yessss... respect et moue d’admiration... pas mal, man ! Du coup, un autre veut s’y coller... Notre champion s’en sort plutôt bien... ;o) !

 

 

Pas grand-chose d’autre à faire dans le quartier, les bars, s’ils existent, sont bien camouflés... alors, nous rentrons nous réfugier tout habillés dans nos duvets... la nuit va être longue, les pieds gelés au fond de nos sacs de couchage...

 

 

Jour 7 – en route pour le Great White Lake...

La nuit fut difficile, recroquevillés dans nos duvets... les garçons se sont sacrifiés pour dormir par terre, ils ont eu encore plus froid... c’est tout emmitouflés que nous prenons notre petit-déj, franchement pas confort et un peu énervés de cette nuit stupide...

 

Mais l’agacement est vite balayé par les superbes lumières du jour à peine levé, qui illuminent les maisons et subliment les couleurs des petites baraques en bois de la zone d’habitation... rouge, vert, jaune, ça pète sous le soleil... les enfants partent à l’école, les filles arborant fièrement leurs nœuds blancs dans les cheveux... une partie de l’uniforme d’écolière, nous dit-on... ça commence doucement à s’agiter...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derrière notre hôtel, nous découvrons l’hôpital de la ville... un long bâtiment blanc, avec devant un parking... à chevaux ! où justement est attaché le cheval de quelque patient ou visiteur... et, tout autour, les collines arides... image surprenante...

 

Nous repartons tous ensemble, direction le White Lake, dans la partie nord de la montagne Khangai.  En chemin, nous nous arrêtons à Jargalant, un petit village, pour faire un peu de réapprovisionnement et pour visiter son fameux musée... un petit musée des célébrités locales, dont le principal intérêt réside dans les photos d’un personnage manifestement très célèbre en Mongolie : Ondöör Gongor, qui mesurait 2,63 m !! il pose en compagnie de parents et de sa femme, eux-mêmes assez grands. Son métier : garde du corps, ça ne s’invente pas... :o)... un tableau le représente quasiment grandeur nature, impressionnant... un vieux monsieur du village nous sert de guide et nous fait découvrir sa pièce « secrète » : animaux empaillés (ou en passe de l’être...), petites statues en bois des animaux de la steppe, photos de personnages locaux... et, dans une autre, fusils, tableaux, petits objets et ustensiles... posés en vrac... on se croirait plus dans une brocante que dans un musée... et, dans l’entrée, enfermés dans une vitrine poussiéreuse, deux petites statues de Lénine et de Marx, avec une vieille fleur en plastique, comme un mausolée... déroutant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons au bord du lac en fin d’après-midi, accueillis par des troupeaux de yaks paissant tranquillement au bord de l’eau. 3 petits camps de yourtes sommaires, posés comme au hasard au milieu de rien... et, au milieu de ce rien, une cabane en bois, les WC... plus loin, à quelques dizaines de mètres de là, la douche, une cabane en bois avec un réservoir d’eau sur le toit... vide ! ce n’est plus la saison, la douche, ce sera l’année prochaine maintenant... ma foi...

 

Comme nous sommes arrivés les derniers, il n’y a manifestement plus de yourte pour nous. Suspens... où allons-nous passer la nuit ? Nous laissons Oogii résoudre l’affaire, il va sans aucun doute nous trouver une solution inédite... En attendant, nous filons découvrir les environs. Les troupeaux de yaks et de chevaux nous attirent irrésistiblement, de belles photos en perspective... gris argentés, fauves ou taupes, ou simplement noirs, les yaks forment des boules de fourrures douillettes sur la terre aride... nous nous approchons prudemment pour les prendre de près et choper de jolies expressions... une grosse yak descend vers l’eau en se dandinant, une bouteille en plastique vide entre les mâchoires... hilarant... quelques yaks s’agitent un peu, nous les dérangeons dans leur broutage de foin tout sec sans doute... du coup, deux yaks costauds, à l’air revêche, décident de jouer les gendarmes et se dressent dans notre direction avec des poses menaçantes... Cela nous fait rire tant qu’ils se contentent de nous braver de loin... on rigole beaucoup moins quand ils décident l’un après l’autre de nous charger !! ouah, ça déboule vite, ces bestiaux, et on ne fait pas le poids ! au secours... on détale sans oublier de faire LA photo... hop, on te chope, mec ! maintenant, courir... vite ! heureusement, ils ont aussi peur que nous et se contentent juste de nous effrayer... comme on a détalé, ils s’arrêtent, mais continuent à nous montrer leurs naseaux furieux... pas cool... ouch, c’est dur, la vie de grands reporters !!

On se rabat sur les chevaux, beaucoup plus sociables... ils nous guettent du coin de l’œil, mais savent qu’ils galopent plus vite que nous, alors no panic dans les rangs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous décidons ensuite de monter sur de gros rochers de l’autre côté du camp d’où nous devrions avoir un très joli surplomb sur le lac... un peu d’escalade pour se dérouiller de trop d’heures passées dans le van... panorama sublime...

Nous redescendons rejoindre Edmond et Elisa pour une petite bière atmosphérique en contemplant le coucher de soleil sur le lac... magique... les couchers de soleil, on ne se lasse jamais... féerie de couleurs dans la pureté du soir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre temps, Oogii nous a évidemment trouvé une solution pour la nuit : nous allons dormir dans la cabane en bois au milieu de camp qui sert normalement de petite salle à manger pour les familles, et nous aurons peut-être une yourte demain. Très petite, la cabane, et pourtant il y a tout ce qu’il faut ! 3 lits entassés sur chacun des murs de la cabane. On nous en installe un 4ème au milieu de la pièce, encastré dans les 3 autres pour que nous puissions tous nous allonger, difficile ici de dormir par terre. Là, c’est sûr, on ne peut presque plus bouger... Dans un coin, une télé, alimentée par une batterie, un coin salle de bain (en fait, quelques produits de beauté entassés), un coin cuisine (un poêle et un petit buffet), une armoire en plastique bien encastré entre un lit et le mur, il n’y a pas un cm² de perdu... ! au mur, des sacs plastiques accrochés à des clous servent de rangement... Une petite commode toute déglinguée nous servira de table. Elle est tellement destroyed qu’elle part en morceaux dès qu’on la touche ! Les garçons essaient de comprendre comment la faire tenir debout et se lancent dans des réparations sommaires mais, espérons-le, efficaces... Davka nous amène nos sacs, ça y est, c’est cuit, on ne peut plus bouger... du tout !!

 

Le soir, pour le dîner, c’est big surprise préparée à l’initiative de nos guides respectifs : barbecue party ! ouah, un barbecue, un rêve... sauf qu’il est mongole, le barbecue... barbecue mongole, tout de suite, nous pensons à celui que nous avons mangé à UB, nous nous en léchons les babines... et, ben, non, rien à voir !! Là, le barbecue, ce sont des pierres chauffées dans le poêle, mises ensuite au court-bouillon dans un grand wok plein d’eau posé sur le poêle, dans lequel on verse des morceaux de viande à cuire (à bouillir ?), des pommes de terre... aujourd’hui, la viande, c’est de la chèvre... particulièrement forte comme viande, au goût encore rehaussé par le gras dont les mongoles raffolent... tout se mange : os, gras, et viande (ouf !)... pas extra, un peu caoutchouteux, du fait de la cuisson à l’eau, très fort à cause du gras, mais ça se mange ! les pommes de terre sont plutôt bonnes... OK, elles seraient bien meilleures avec du beurre salé ou de la crème fraîche ! soupir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu plus tard, deuxième surprise, il y a de l’électricité grâce au générateur... bon, guère plus d’une paire d’heures sans doute, mais c’est déjà ça. Le générateur est certes un peu poussif mais suffisant pour recharger toutes les batteries... du camp !... Du coup, dans notre yourte déjà surchargée, c’est le défilé ! Tout le monde vient amener téléphone, batteries d’appareils photos... sympa l’intimité. Nous empilons prises multiples sur prises multiples pour essayer de contenter tout le monde ! du coup, l’électricité est vacillante !! on ne peut vraiment plus bouger, mais, OK, zen, on s’entasse encore un peu pour accueillir tout le monde... et si on faisait plus simple, on gère les bazars et vous revenez dans 2 heures, hein, c’est pas mieux, les gars ? Ou demain matin... ?

 

 

Jour 8 – ballade autour du lac...

Une yourte s’est effectivement libérée, du coup, on déménage !! Tant mieux parce que le défilé depuis 7h du mat’ de toute la famille, des guides, des chauffeurs, des autres touristes, ça saoule un peu... difficile dans ces conditions de se préserver un peu d’intimité. Les garçons re-réparent la table pour la nième fois !! Jusqu’à ce qu’une des femmes de la famille la remette par terre une ultime fois... stop, on abandonne, démerdez-vous avec votre truc pourri, sinon on le brûle !

Aujourd’hui, c’est trekking jusqu’au Khorgo Volcano, un volcan ont l’irruption a eu lieu il y a 7500 ans... Oogii nous prépare un pique-nique et nous filons... nous comptons 6 heures allez-retour, le temps d’y aller, d’explorer le bazar et de revenir.

Nous traversons les premiers monts puis nous apercevons le volcan, au loin. A cet endroit, il y a en fait plusieurs volcans, mais le Khorgo est le plus spectaculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Direction : tout droit... au travers d’un champ de lave noire. Au milieu de la lave, la nature a repris ses droits, des arbres aux magnifiques couleurs d’automne ont poussé ça et là, impression étrange de ce mélange surnaturel de la vie et de la mort... nous laissant croire un instant que la vie serait finalement peut-être la plus forte, sphinx renaissant sans cesse de ses cendres...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous finissons par atteindre le haut du volcan... nous décidons de faire le tour du cratère pour déjeuner au plus haut point du cratère. Sandwichs... tranquille ! Le haut du cratère est parsemé de stupas en pierres. Elisa et Edmond dressent le leur pour consacrer leur bonheur éternel qui commence... nous terminons le tour du cratère pour redescendre dans la vallée de lave. Nous repérons une grotte un peu plus loin, creusée dans le cratère d’un autre volcan... nous ne résistons pas au détour... pas très grande mais, camouflée par les arbres, elle apporte à ce lieu une ambiance assez étrange...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous revenons au camp tranquillement en traversant les différentes collines... au loin, dans le soleil déclinant, un cavalier solitaire apparaît sur une crête, offrant une magnifique image de la vie mongole... en contre-jour... il vient délicatement faire boire son cheval au bord du lac... ouah...

 

Nous nous arrêtons un peu plus loin au bord du lac, à un endroit où ont été élevés plein de petits stupas en lave du volcan... parterre de petites statues noires, formant une digue finement dentelée... nous nous arrêtons un moment pour inscrire au bord du lac notre traditionnelle trace de passage : « Mongolie – 2009 », pas en sable cette fois, mais en lave et en pierres... et en bouse de yak, symbole suprême de la countryside, merci Edmond pour cette incontournable contribution.... ;o) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveau coucher de soleil, magnifique, la bière à la main, sur un petit banc repéré dans le camp... vraiment trop beau... silence et couleurs éclatantes... nous sommes si loin...

Dîner tranquille sous la yourte, il ne fait franchement pas chaud dès que le soleil se couche.

Nous négocions fermement avec Oogii pour partir plus tôt le matin... 10h-11h, c’est cool, mais du coup on arrive tard à notre destination et on ne peut pas faire grand-chose... résultat, on a le sentiment de ne faire que de la bagnole, ça saoule... il se fait tirer l’oreille, mais il semble avoir compris notre point de vue... en même temps, c’est clair, ce n’est pas une foudre de guerre, l’animal, un peu de mal à le faire décoller ! Challenge...

 

 

  

 

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Commentaires (2)

1. Carrera watch 06/02/2012

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2. Isabelle D 15/10/2009

Bon, il va falloir que je trouve le temps de lire tout ça un peu plus en détail... tout le monde n'est pas en vacances !!!
A part ça, non, ça va, je ne vous envie pas trop...
Grosses bises

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